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Quels avantages salariés activer en entreprise quand les augmentations sont limitées ?

Avantages salariés entreprise : 5 dispositifs exonérés pour compenser des augmentations limitées. Plafonds 2026, cadre légal et cas client Doras pour DRH.

Équipe RH en réunion autour d’une table avec documents financiers et ordinateur portable

L'augmentation salariale moyenne s'élève à 1,73% pour 2026. Dans le même temps, 61 % des Français placent le pouvoir d'achat parmi leurs préoccupations prioritaires. Pour les DRH, l'équation est claire : le levier du salaire brut seul ne suffit plus. Les avantages salariés en entreprise constituent une alternative structurante, exonérée de charges sociales, qui permet de distribuer du pouvoir d'achat réel à moindre coût. Voici les cinq dispositifs les plus efficaces à intégrer dans votre package salarial.

Les titres-restaurant dématérialisés : le dispositif le plus universel

Les titres-restaurant restent le premier avantage salarié en France par le nombre de bénéficiaires. En 2026, la participation employeur est exonérée de cotisations sociales jusqu'à 7,32 euros par titre, pour une valeur faciale comprise entre 12,20 et 14,64 euros. Sur une base de 220 jours travaillés, l'exonération maximale représente plus de 1 600 euros par an et par collaborateur.
La dématérialisation via une carte de paiement simplifie considérablement la gestion pour les équipes RH : plus de commandes de chèques papier, suivi en temps réel des consommations, et une utilisation élargie aux achats alimentaires en commerce de proximité comme en grande surface. Pour le collaborateur, le bénéfice est direct et quotidien, ce qui en fait un levier de satisfaction particulièrement visible.

Le forfait mobilités durables : un avantage aligné avec la RSE

Le forfait mobilités durables couvre les déplacements domicile-travail réalisés en modes doux : vélo, covoiturage, trottinette, autopartage. Le plafond d'exonération atteint 600 euros par an en 2026, et peut grimper à 900 euros lorsque le FMD est cumulé avec le remboursement obligatoire de l'abonnement aux transports en commun.
Ce dispositif séduit de plus en plus d'entreprises pour son double bénéfice : optimisation fiscale et engagement environnemental. Pour les DRH, c'est aussi un argument concret en NAO, car il répond à une demande croissante des collaborateurs sensibles à la mobilité verte.

L'allocation service à la personne : le levier à forte valeur ajoutée

L'allocation service à la personne est le dispositif le plus avantageux d'un point de vue fiscal pour l'employeur. Exonérée jusqu'à 2 591 euros par an et par salarié, elle permet de financer un large éventail de prestations : garde d'enfants, aide ménagère, soutien scolaire, coaching individuel, aide aux personnes âgées.
À cet avantage s'ajoute le crédit d'impôt famille de 25 %, qui réduit le coût réel pour l'entreprise. Concrètement, pour 100 euros d'allocation versés, l'employeur ne dépense que 75 euros. C'est un dispositif particulièrement apprécié des collaborateurs parents, mais aussi de tous ceux qui souhaitent mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle.

Jusqu'à 5 050 euros de pouvoir d'achat supplémentaire par salarié
En cumulant les cinq dispositifs exonérés à leurs plafonds maximaux, un employeur peut offrir plus de 5 050 euros nets supplémentaires par collaborateur et par an. Pour atteindre le même gain net via une augmentation de salaire brut, il faudrait débourser environ 9 150 euros charges comprises. L'optimisation fiscale des avantages représente donc un rapport de presque un pour deux en faveur du pouvoir d'achat.

Indemnité télétravail et prime de partage de la valeur : deux compléments stratégiques

L'indemnité télétravail, fixée à 2,70 euros par jour sans accord collectif (3,30 euros avec accord) en 2026, peut sembler modeste au premier abord. Mais pour un collaborateur en télétravail deux jours par semaine, elle représente environ 260 à 320 euros nets par an, entièrement exonérés de cotisations sociales.
La prime de partage de la valeur constitue quant à elle un levier ponctuel mais puissant. Exonérée de cotisations sociales jusqu'à 3 000 euros par an (6 000 euros en présence d'un accord d'intéressement), elle permet de récompenser les équipes lors d'un exercice favorable sans impact sur la masse salariale récurrente.

  • Titres-restaurant : exonération de 7,32 euros par titre, soit plus de 1 600 euros par an
  • Forfait mobilités durables : jusqu'à 600 euros (900 euros cumulés avec transport)
  • Services à la personne : 2 591 euros par an + crédit d'impôt de 25 %
  • Indemnité télétravail : 2,70 à 3,30 euros par jour exonérés
  • Prime de partage de la valeur : 3 000 à 6 000 euros exonérés

Retour d'expérience : Doras mise sur les avantages en NAO
Le groupe Doras, distributeur de matériaux de construction, a intégré les avantages salariés dans ses négociations annuelles obligatoires. Comme le souligne Mathilde Jeantet, DRH du groupe : « Les bénéfices grâce à Worklife sont l'augmentation du pouvoir d'achat de nos collaborateurs. C'est une solution qui nous permet d'œuvrer à leur satisfaction, un moyen d'attraction de nouveaux talents. » Le déploiement d'une carte multi-avantages a permis de regrouper titres-restaurant, forfait mobilités durables et dotations CSE en une seule solution, avec un taux d'adhésion élevé parmi les collaborateurs.

Conclusion

Quand la marge de manœuvre sur le salaire brut est réduite, les avantages salariés en entreprise offrent une alternative structurante et pérenne. L'enjeu pour les DRH est désormais de rendre ces dispositifs visibles : 33 % seulement des salariés comprennent la totalité de leur bulletin de paie. Construire un bilan social individuel clair et valoriser ces dispositifs dans votre communication interne transformera des dépenses déjà engagées en leviers concrets de fidélisation et d'engagement.

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